Résilience informatique : comment la renforcer ?

En France, 43% des entreprises touchées par les attaques sont des PME. En France, seulement 17% des PME disposent de moyens de défense et d’assurance contre les cyberattaques. Il faut en moyenne 75 jours pour reprendre une activité normale et sécurisée après une cyber-attaque, une interruption d’activité qui a des répercussions sur la performance.

Véritable défi dans un monde qui court à la digitalisation, la cybersécurité est devenue un impératif stratégique pour les entreprises, notamment en termes de résilience.

(Sources: France Num, Confédération des PME)

Qu’est-ce que la cyber-résilience ou résilience informatique ?

On peut définir la résilience informatique comme la capacité d’un système à continuer de fonctionner en cas de panne matérielle, de surcharge d’activité, de piratage informatique ou tout autre incident. Elle limite la durée d’interruption d’activité et assure une restauration rapide des données. Elle regroupe ainsi toutes les mesures, préventives, qui permettent de faire face aux risques éventuels qui affectent les performances et l’activité globale d’une entreprise.

Beaucoup d’entreprises se rendent compte de l’importance de la cybersécurité trop tard, une fois que le dysfonctionnement a eu lieu. La résilience informatique consiste donc à anticiper les situations, à être réactif en cas d’attaque et à s’adapter à toutes les situations possibles. Par ailleurs, une entreprise résiliente est une entreprise performante et de confiance.

De ce fait, elle dépend de plusieurs domaines :

  • La sauvegarde et l’hébergement des données
  • L’organisation
  • Les outils de communication entre collaborateurs
  • Les mises à jour des solutions classique de sécurité informatique
  • La maintenance et l’administration dues système d’information
  • Une supervision en temps réel des événements sur le réseau
  • Le filtrage automatique des flux toxiques et non nécessaires.

Former ses collaborateurs à la cybersécurité

Il suffit d’un clic malencontreux sur une publicité, un mail suspect pour que cela suffise. La maladresse est l’une des principales causes des failles en sécurité informatique.

La responsabilisation des employés en termes de cybersécurité est essentielle : une formation régulière et continue sur la sensibilisation à la sécurité permet de réduire les risques liés à l’erreur humaine. La formation devrait intégrer la reconnaissance des techniques de phishing, le rappel d’utiliser des mots de passe complexes et de les renouveler régulièrement, l’accès aux réseaux sociaux.

L’entreprise doit également promouvoir la culture de vigilance, c’est-à-dire encourager les employés à signaler une activité inhabituelle.

Veiller au bon fonctionnement de son système d’information

Le système d’information doit être maintenu en bon état et régulièrement être mis à jour, pour empêcher les virus de s’y creuser un nid. Pensez à faire l’audit de votre système d’information régulièrement pour obtenir une vision d’ensemble et faire le point sur ses performances. Sera-t-il capable de se protéger en cas d’attaque ?

De plus en plus d’entreprises font appel à des prestataires extérieurs pour veiller au bon fonctionnement du système d’information, et ainsi à celui de l’entreprise. Les sous-traitants disposent ainsi de nombreux outils, comme des pares-feux ou d’autres technologies antivirus, pour s’assurer de la disponibilité du système d’information et assurer la cybersécurité de l’entreprise. L’un des avantages de faire appel à un expert externe est de gagner en réactivité.

La gestion des risques est donc un aspect essentiel pour renforcer sa résilience informatique. L’entreprise doit donc disposer d’outils de défense capables de protéger ses équipements, ses fichiers et ses données comme la détection de menaces pour les éliminer directement, ou en moins atténuer leurs effets.

La cybersécurité est un processus qui doit être régulièrement testé, modifié, amélioré.

Le maintien de la continuité de l’activité dépend de plusieurs facteurs en cas d’incident, de panne ou de piratage :

  • L’architecture du système d’information est-elle assez complexe, composée de plusieurs serveurs, de données cryptées ?
  • L’entreprise a-t-elle fait des sauvegardes solides en cas de perte de données pour les restaurer ?
  • L’entreprise a-t-elle mis en place des plans de continuité ou de reprise d’activité ? Est-elle assez organisée ?

Gérer les hébergements de données

Externaliser la gestion de son système d’information peut être une solution pour limiter les défaillances, tout comme faire appel à un prestataire extérieur.

Catégorisez vos données et vos flux selon leur niveau de criticité, afin d’équilibrer les droits d’accès restreints et libres. Sauvegarder ses données dans le Cloud présente un certain avantage pour les entreprises. Le Cloud favorise ainsi la flexibilité d’une entreprise et améliore ses performances. L’exemple du basculement en télétravail, pendant la période de confinement, est assez révélateur de l’efficacité du Cloud.

Généralement sécurisé et fiable, héberger ses données à l’extérieur est l’une des solutions pour lutter contre les risques. En revanche, on relève de plus en plus d’attaques ciblées sur le Cloud. Il faut donc s’assurer de sa sécurité en cryptant les données sensibles qu’on y héberge, en surveillant qui a accès à quoi et en prêtant particulièrement attention à l’authentification de l’utilisateur.

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